images_11_L’auteur a plus de 70 ans et a voulu dans ce roman se pencher sur la jeunesse américaine, et en particulier sur la jeunesse dorée errant sur le campus à la quête d’un partenaire sexuel  ou d’un compagnon de beuverie. C’est en effet la futilité, voire la méchanceté de cette jeunesse que j’ai surtout retenue ! Pour bien  la faire ressortir, l’auteur  a créé le personnage de Charlotte Simmons, la pauvre plouc américaine !
Charlotte est une élève  studieuse, curieuse, sérieuse, élevée selon  des principes  rigoureux dans une famille modeste. Ses excellents résultats, ainsi que le concours d’une enseignante dévouée, lui permettent de décrocher une bourse  d’étude ainsi que l’inscription dans une des plus prestigieuses universités américaines, Dupont ! Lors de la pré-rentrée, Charlotte sent le décalage qui existe entre son milieu simple et celui de ses congénères : Le piteux pick-up de son père côtoie les plus luxueux 4x4, sa valise minable est perdue au milieu des  bagages et  autres ustensiles de luxe de sa colocataire et lorsque ses parents décident de partager  un repas avec ceux de cette dernière, il est évident que Charlotte n’appartient pas à la même sphère ! Même son prénom fait tache au milieu des prénoms en « y » ( il semblerait que ce sont ceux à la mode aux USA !)
Charlotte est naïve, décalée  et donc attachante ; C’est d’ailleurs pour  cela que malgré son côté paysanne des montagnes, elle a autant de succès. Il était difficile de lâcher le bouquin après la fameuse soirée humiliante, mais Charlotte  a du ressort ainsi que quelques alliés qui souffrent aussi de leurs différences  comme Adam, apprenti journaliste prêt à dénoncer les déviations de nos dirigeants politiques ( cela nous rappellera une certaine affaire Clinton)  ou encore Jojo, le sportif intello. Outre le portrait d’une jeunesse américaine, Tom Wolfe nous montre  le fonctionnement des universités qui offrent à leurs sportifs des avenirs prestigieux avec la complicité de certains enseignants, moins regardants sur les résultats des examens que d’autres !
Plus de 600 pages qui se lisent très rapidement, même si le choix  de l’auteur et du traducteur de  laisser les « ohmygod » ou les « fuck » peut heurter !